
Peuple sami en Norvège : qui sont les Samis, leur culture et où les rencontrer
Sápmi, rennes, joik, gákti, Parlement de Karasjok, Pâques de Kautokeino et fête du 6 février : qui sont les Samis et où les rencontrer en Norvège, chiffres 2025-2026 à l’appui.
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Shojol Islam, Pexels
Les rencontres avec les éleveurs samis les mieux notées

Départ : Tromsø
Traîneau à rennes, nourrissage et culture sami
Balade en traîneau tiré par des rennes, nourrissage des animaux et rencontre avec la culture sami.
4,7 (6 866 avis)Durée : 4 h
Annulation gratuite
dès 178 €par personne
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Départ : Tromsø
Élevage de rennes et culture sami, déjeuner inclus
Visite d'un élevage de rennes sami au départ de Tromsø, avec un déjeuner et des explications sur la culture sami.
4,7 (3 815 avis)Durée : 4 h
Annulation gratuite
dès 160 €par personne
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Départ : Tromsø
Camp sami : traîneau à rennes, nourrissage et récits
Balade en traîneau à rennes, nourrissage du troupeau et récits sur la culture sami dans un camp près de Tromsø.
4,8 (2 943 avis)Durée : 3,5 h
Annulation gratuite
dès 100 €par personne
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Prix de départ, notes et avis GetYourGuide relevés le 19 octobre 2026.
Qui sont les Samis ? Le peuple sami en chiffres
Les Samis sont le seul peuple autochtone reconnu en Norvège. Ils vivent dans le nord de la Scandinavie depuis des millénaires, parlent des langues proches du finnois et ont leur parlement, leur drapeau et leur fête nationale. Le renne, le joik et le gákti ne sont qu’une partie de leur vie : la plupart des Samis habitent en ville et exercent des métiers ordinaires.
80 000 à 100 000
Samis dans les quatre pays du Sápmi, dont la moitié environ en Norvège
25 676
Inscrits sur la liste électorale du Parlement sami pour l’élection de 2025
200 000 à 250 000
Rennes en Norvège, selon l’année et la source
6 février
Fête nationale des Samis, depuis 1993
Combien sont-ils en Norvège ? Aucun chiffre officiel n’existe : le pays ne tient pas de registre ethnique, et l’institut statistique SSB précise qu’il ne peut pas compter les Samis. Le seul repère est la liste électorale du Parlement sami, sur laquelle chacun s’inscrit librement à partir de 18 ans s’il a une langue sami à la maison ou un parent ou grand-parent qui en avait une. Elle comptait 25 676 inscrits en 2025, un record, contre 23 488 en 2023. Les communes qui en comptent le plus sont Tromsø (2 355), Alta (2 308), Kautokeino (1 661), Oslo (1 575) et Karasjok (1 389), selon SSB.
Sami, Same, Sámi ou Lapon : quel nom employer ?
En français, on écrit Sami (les Samis, la culture sami) ou Same, plus ancien. Les Samis eux-mêmes écrivent Sámi. Le mot Lapon est à éviter : c’est un nom donné de l’extérieur, que les Samis jugent péjoratif. La Laponie reste le nom courant de la région en français, mais en Norvège on parle plutôt du Finnmark et du Troms, ou du Sápmi pour désigner le pays sami dans son ensemble.
Où vivent les Samis : le Sápmi, sur quatre pays
Le Sápmi couvre le nord de la Norvège, de la Suède et de la Finlande, et la péninsule de Kola en Russie. Il n’a pas de frontières officielles. En Norvège, il descend bien plus au sud qu’on ne le croit : des Samis du Sud vivent dans le Trøndelag et jusqu’à Innlandet, autour de Røros et du lac Femund. Mais le cœur du pays sami norvégien reste le plateau du Finnmarksvidda, avec Karasjok et Kautokeino, où le same du Nord est la langue de la majorité des habitants.

Culture sami : rennes, joik, gákti et duodji
Quatre mots résument ce que le voyageur verra de la culture sami : le renne, le joik (le chant), le gákti (le costume) et le duodji (l’artisanat). Les trois derniers ont failli disparaître au XXe siècle et vivent aujourd’hui un vrai renouveau.
L’élevage de rennes, au cœur de la culture sami
En Norvège, l’élevage de rennes est en principe réservé aux Samis dans les zones d’élevage sami. Environ 3 000 personnes en vivent, dont 2 200 dans le Finnmark, selon Visit Norway. Le cheptel compte 200 000 à 250 000 bêtes selon l’année : le Statsforvalteren en recensait environ 250 000 au printemps 2024, dont plus de 185 000 dans le Finnmark. Les troupeaux sont organisés en siida, des groupes de familles qui partagent les pâturages.
Le rythme suit les saisons : l’hiver sur le plateau du Finnmarksvidda, où les rennes grattent la neige pour atteindre le lichen, puis la migration vers la côte au printemps pour les naissances et l’été. Le métier est de plus en plus fragile. L’hiver 2024-2025, des pluies suivies de gel ont couvert les pâturages de glace : environ 147 000 rennes, 68 % des troupeaux d’hiver du Nordland, du Troms et du Finnmark, ont été touchés, selon l’agence de l’agriculture Landbruksdirektoratet. Les éleveurs ont dû nourrir leurs bêtes au foin, à leurs frais.

Le joik, le chant traditionnel sami
Le joik ne parle pas d’une personne, d’un animal ou d’un lieu : il est cette personne ou ce lieu. On ne « chante pas sur » sa grand-mère, on joike sa grand-mère. Souvent sans paroles ou presque, le joik est une mélodie qu’on offre et qui se transmet. Les pasteurs l’ont longtemps condamné comme un péché, et il a été interdit dans les écoles des régions samies jusque dans les années 1950.
Il est revenu par la scène. Mari Boine l’a fait connaître dans le monde entier, et une nouvelle génération le mêle à la pop et au rap : Ella Marie Hætta Isaksen, Elle Márjá Eira, Marja Mortensson ou Isák. Pour en entendre en vrai, le plus simple est le Sámi Grand Prix, le concours de chanson et de joik du festival de Pâques de Kautokeino, ou le festival Riddu Riđđu en juillet.
Le gákti, le costume traditionnel sami
Le gákti (kofte en norvégien) est une tunique de laine ou de feutre aux bordures brodées, aux couleurs du drapeau sami : rouge, bleu, vert et jaune. Il se lit comme une carte d’identité : la coupe, les couleurs et les motifs disent de quelle région vient la personne, et certains détails, comme les boutons ou la forme de la ceinture, indiquent si elle est mariée. Chaque région a son modèle, et celui de Kautokeino ne ressemble pas à celui de Karasjok, à 100 km de là.
On le porte aux mariages, aux confirmations, le 6 février et à Pâques, plus rarement au quotidien. Il s’accompagne de bijoux en argent, d’une ceinture et, l’hiver, de bottes en peau de renne au bout recourbé. Un gákti se fabrique sur mesure et peut coûter très cher : n’en achetez pas un « pour faire sami », c’est mal vu.

Duodji et argent sami : l’artisanat
Le duodji, l’artisanat sami, part d’un principe simple : un objet doit servir. Couteaux à manche en bois de renne, gobelets en loupe de bouleau (guksi), sacs en peau, bandes tissées, tout est fait pour être utilisé. Les vrais objets portent souvent l’étiquette Sámi Duodji, la marque d’authenticité : méfiez-vous des « souvenirs lapons » fabriqués en Asie des boutiques du centre de Tromsø.
L’argent est l’autre grande tradition : amulettes pour les bébés, broches, boutons de ceinture. À Kautokeino, la Juhls’ Silver Gallery, fondée par un couple d’orfèvres venus s’installer sur le plateau dans les années 1950, se visite gratuitement, avec une visite guidée elle aussi gratuite.
Religion des Samis : noaidi, tambour et sieidi
La religion traditionnelle sami était animiste et chamanique. Le noaidi, le chamane, entrait en transe au son de son tambour pour parler aux esprits, soigner et conseiller la communauté. On faisait des offrandes aux sieidi, des rochers ou des lieux sacrés, dont certains sont encore respectés aujourd’hui. Les missions chrétiennes l’ont combattue dès le Moyen Âge : des tambours ont été brûlés ou envoyés dans les musées du Sud.
À partir des années 1840, le mouvement luthérien piétiste de Lars Levi Læstadius a gagné tout le Nord. Il reste très présent dans certaines familles du Finnmark. La plupart des Samis sont aujourd’hui chrétiens, et l’Église de Norvège célèbre des offices en same.
Cuisine sami : bidus, renne séché et baies
La cuisine sami tourne autour du renne, dont rien ne se perd. Le plat de fête est le bidus, un ragoût de renne aux carottes et aux pommes de terre, servi lors des grands rassemblements. On mange aussi le renne fumé ou séché, le poisson des lacs et des rivières, et les baies du plateau : airelles et surtout chicouté (multe), la baie arctique la plus prisée. Dans les camps de Tromsø et d’Alta, le repas sous le lavvu est souvent un bidus ou une soupe de renne.
Où rencontrer les Samis en Norvège : Karasjok, Kautokeino, Tromsø, Alta
Le Finnmark intérieur est le seul endroit de Norvège où la culture sami est majoritaire. Tromsø et Alta sont plus faciles d’accès en avion et proposent les camps de rennes. Voici les lieux à connaître, avec les tarifs relevés en octobre 2026.
| Lieu | Ce qu’on y voit | Prix | Accès |
|---|---|---|---|
| Parlement sami (Sámediggi) | Bâtiment en forme de lavvu, salle des séances | Visite gratuite | Karasjok, 18 km de la Finlande |
| Sápmi Park | Parc culturel, théâtre « magique », lavvu | 220 NOK adulte, 540 NOK famille (2025-2026) | Karasjok |
| RiddoDuottarMuseat | Musée sami : 5 000 objets, musée de plein air | Collections en déménagement : vérifier | Karasjok |
| Čoarvemátta | Théâtre national Beaivváš, lycée sami | Bâtiment visible de l’extérieur | Kautokeino |
| Juhls’ Silver Gallery | Bijoux et argent sami | Entrée et visite gratuites | Kautokeino |
| Camps de rennes | Nourrissage, traîneau, repas sous le lavvu | Voir les excursions plus bas | Tromsø, Alta, Kirkenes |
| Riddu Riđđu | Festival autochtone | Billet festival | Manndalen, Kåfjord (Troms) |
Karasjok, capitale politique des Samis
Karasjok (Kárášjohka en same) accueille le Parlement sami de Norvège, le Sámediggi, ouvert en 1989. Son bâtiment en bois rappelle un lavvu, la tente traditionnelle, et sa bibliothèque réunit l’une des plus grandes collections d’ouvrages sur les Samis. Les visites guidées sont gratuites et sans réservation, le mardi, le mercredi et le jeudi à 13 h, à l’adresse Ávjovárgeaidnu 50. Il n’y en a pas pendant les semaines de session : en 2027, évitez notamment les semaines du 22 au 26 février, du 8 au 12 mars et du 24 au 28 mai. Du 22 juin au 14 août, les horaires changent.
Le village compte aussi le Sápmi Park, un parc culturel avec lavvu, spectacle multimédia et boutique : 220 NOK pour un adulte, 110 NOK pour un enfant et 540 NOK pour une famille sur la saison 2025-2026. En hiver, il ouvre du lundi au vendredi de 10 h à 16 h et le samedi de 11 h à 15 h, avec le café et l’espace extérieur fermés. Le musée sami RiddoDuottarMuseat, fondé en 1972, garde plus de 5 000 objets, mais ses collections déménagent depuis l’été 2026 : vérifiez qu’il est ouvert avant de faire la route.

Kautokeino, le cœur culturel du Sápmi
Kautokeino (Guovdageaidnu) est la commune la plus sami de Norvège : le same du Nord y est la langue de tous les jours et l’élevage de rennes l’activité principale. Le village est peu spectaculaire, mais c’est ici que se trouve Čoarvemátta, un bâtiment signé Snøhetta, 70°N arkitektur et l’artiste Joar Nango, qui abrite le théâtre national sami Beaivváš, le lycée sami et l’école d’élevage de rennes. Son nom signifie « corne » et « racine ». Kautokeino est aussi le siège de l’université sami (Sámi allaskuvla).
Le meilleur moment pour venir est Pâques, quand les familles d’éleveurs reviennent du plateau pour les mariages, les courses de rennes et le Sámi Grand Prix. Le reste de l’année, combinez la Juhls’ Silver Gallery et une rencontre avec des éleveurs : on trouve des séjours de trois jours au rythme d’une famille, à réserver plus bas.

Tromsø : la culture sami la plus accessible
Tromsø est la ville de Norvège où le plus d’électeurs samis sont inscrits. C’est aussi le point de départ le plus simple pour rencontrer des éleveurs : les camps de rennes sont à 30 minutes à 1 h 30 de route, et le transfert depuis le centre est presque toujours inclus. Au musée de l’université (Tromsø Museum), une exposition permanente raconte l’histoire sami. Début février, autour du 6, la Semaine sami anime la ville, avec un championnat de courses de rennes dans les rues du centre. Pour organiser le reste du séjour, voir notre guide de Tromsø.
Alta et la route vers le Finnmarksvidda
Alta est la porte d’entrée du plateau : Kautokeino est à environ 2 h de route et Karasjok à 2 h 30. La ville elle-même est la deuxième de Norvège pour le nombre d’inscrits samis. Plusieurs familles y proposent le nourrissage des rennes et des récits sous le lavvu. Le musée d’Alta, classé au patrimoine mondial pour ses gravures rupestres (175 NOK l’été, 115 NOK l’hiver en 2026), complète la visite. C’est aussi l’étape avant le Cap Nord, où des éleveurs installent leurs troupeaux sur l’île de Magerøya l’été.
Les Samis du Sud, de Røros au lac Femund
Le Sápmi ne s’arrête pas au Finnmark. Les Samis du Sud élèvent aussi des rennes dans le Trøndelag et autour du lac Femund, à quelques heures d’Oslo. Leur langue, le same du Sud, est très différente du same du Nord et n’est plus parlée que par quelques centaines de personnes. Des éleveurs y proposent l’été des randonnées avec les rennes.
Fêtes samies : 6 février, Pâques samies et Riddu Riđđu
| Fête | Où | Quand | Ce qu’on y voit |
|---|---|---|---|
| Fête nationale sami | Tout le Sápmi, Tromsø | 6 février | Drapeaux, gákti, courses de rennes à Tromsø |
| Pâques samies | Kautokeino (et Karasjok) | Semaine de Pâques, autour du 28 mars 2027 (à confirmer) | Sámi Grand Prix, courses de rennes, mariages |
| Riddu Riđđu | Manndalen, Kåfjord | 7-11 juillet 2027 (annoncé) | Festival autochtone, joik, concerts |
La fête nationale des Samis, le 6 février
Le 6 février rappelle la première assemblée sami, réunie à Trondheim le 6 février 1917, qui rassemblait pour la première fois des Samis du Nord et du Sud, de Norvège et de Suède. La date a été choisie en 1992 et la fête est célébrée depuis 1993. Le drapeau sami, dessiné par Astrid Båhl et adopté en 1986 avec l’hymne Sámi soga lávlla, flotte ce jour-là sur les bâtiments publics : c’est un jour de pavoisement officiel en Norvège depuis le début des années 2000. Les écoles, les mairies et les familles fêtent l’événement, souvent en gákti.
Pâques samies à Kautokeino
À Pâques, Kautokeino double de population. Les éleveurs, encore sur les pâturages d’hiver, se retrouvent pour les confirmations et les mariages, et le village organise le Sámi Easter Festival : Sámi Grand Prix (chanson et joik), courses de rennes, concerts, marché d’artisanat, théâtre et cross de motoneige. En 2026, il s’est tenu du 28 mars au 5 avril. Les dates 2027 ne sont pas encore publiées, mais le festival suit Pâques, qui tombe le 28 mars 2027. Les hébergements sont rares : réservez dès l’annonce du programme. C’est aussi la bonne saison pour les aurores boréales, avec des nuits encore longues.
Riddu Riđđu, le festival autochtone de juillet
À Manndalen, dans le Kåfjord, à environ 2 h 30 de Tromsø, Riddu Riđđu réunit chaque été des artistes samis et des peuples autochtones du monde entier. L’édition 2026, la 35e, s’est tenue du 8 au 12 juillet et a dépassé 5 000 visiteurs. Pour 2027, le festival annonce les dates du 7 au 11 juillet. Le camping est gratuit pour les détenteurs d’un billet.

Rencontrer une famille sami de manière respectueuse
Une visite dans un camp de rennes est souvent le meilleur souvenir d’un voyage dans le Nord. C’est aussi le lieu de travail de vos hôtes, et souvent leur maison.
Posez des questions : les éleveurs ont l’habitude et en parlent volontiers. Évitez seulement de demander combien de rennes possède une famille : c’est l’équivalent de demander le montant d’un compte en banque. Et gardez en tête que le passé est récent : la politique de norvégianisation a privé plusieurs générations de leur langue, et certains de vos hôtes ont des parents qui ont connu les internats. Le Parlement sami de Finlande a publié des règles d’éthique du tourisme sami qui reprennent ces points. Pour les autres codes de la vie en Norvège, voir notre page sur la culture norvégienne et l’intégration.

Excursions culture sami depuis Tromsø et Alta
La plupart des excursions combinent nourrissage des rennes, récits sur la culture sami et repas sous le lavvu, parfois avec une balade en traîneau tiré par des rennes. Les sorties du soir offrent une chance d’aurores en hiver. Comptez une demi-journée, transfert compris. En automne, avant la neige, certains camps proposent une version sans traîneau.
Camps de rennes samis au départ de Tromsø
Les camps les plus commentés sont à moins de 1 h 30 du centre, avec prise en charge à l’hôtel. Le traîneau à rennes avance au pas : c’est une balade calme, rien à voir avec le traîneau à chiens.

Départ : Tromsø
Traîneau à rennes, dîner et chance d'aurores
Traîneau à rennes, dîner chaud sous le lavvu et chance d'aurores boréales, au départ de Tromsø.
4,6 (2 809 avis)Durée : 4,5 h
Annulation gratuite
dès 197 €par personne
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Départ : Tromsø
Camp de rennes, dîner et chance d'aurores boréales
Soirée dans un camp de rennes près de Tromsø, avec dîner et une chance d'apercevoir les aurores boréales.
4,7 (942 avis)Durée : 4,5 h
Annulation gratuite
dès 184 €par personne
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Départ : Tromsø
Nourrissage des rennes et culture sami en automne
Version d'automne, sans neige : nourrissage des rennes, culture sami et déjeuner, au départ de Tromsø.
4,6 (55 avis)Durée : 4,5 h
Annulation gratuite
dès 144 €par personne
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Prix de départ, notes et avis GetYourGuide relevés le 19 octobre 2026.
Culture sami et séjours chez l’habitant à Alta et Kautokeino
Autour d’Alta, les groupes sont plus petits et les rencontres plus longues. Pour aller plus loin, des familles d’éleveurs accueillent les voyageurs trois jours à Alta ou à Kautokeino pour partager leur travail avec le troupeau.

Départ : Alta
Les rennes et la culture sami à Alta
Nourrissage des rennes et explications sur leur place dans la culture sami, près d'Alta.
4,8 (298 avis)Durée : 1 h
Annulation gratuite
dès 52 €par personne
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Départ : Alta
Culture sami sous le lavvu et nourrissage des rennes
Rencontre culturelle sami dans un lavvu, la tente traditionnelle, avec nourrissage des rennes, à Alta.
4,8 (37 avis)Durée : 1,5 h
Annulation gratuite
dès 132 €par personne
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Départ : Alta
Trois jours d'automne chez des éleveurs de rennes samis
Séjour de trois jours en automne auprès d'une famille sami d'éleveurs de rennes, au départ d'Alta.
Durée : 3 j
Annulation gratuite
dès 2 076 €par personne
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Départ : Kautokeino
Trois jours avec des éleveurs de rennes à Kautokeino
Séjour de trois jours dans le Finnmark pour partager le travail d'éleveurs de rennes samis.
Durée : 3 j
Annulation gratuite
dès 2 124 €par personne
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Prix de départ, notes et avis GetYourGuide relevés le 19 octobre 2026.
Langues samies et vocabulaire sami : les mots à connaître
Il n’y a pas une langue sami mais une dizaine, dont six en Norvège : le same du Nord, de loin le plus parlé, le same de Lule, le same du Sud, et le same de Pite, d’Ume et skolt, en cours de revitalisation. Elles sont si différentes qu’un Sami du Sud ne comprend pas un Sami du Nord. Moins de la moitié des Samis de Norvège parlent une langue sami. L’Unesco classe le same du Nord comme menacé, ceux de Lule et du Sud comme sévèrement menacés.
L’école change la donne : en 2025, 908 élèves du primaire suivaient leur scolarité en same, et 2 776 élèves l’apprenaient en 2024, selon SSB. Voici quelques mots de same du Nord, celui que vous entendrez à Karasjok, Kautokeino ou Tromsø.
| Same du Nord | Français | À savoir |
|---|---|---|
| Bures ! | Salut ! | La salutation la plus courante |
| Buorre beaivi | Bonjour | Littéralement « bonne journée » |
| Giitu | Merci | À placer après le repas sous le lavvu |
| Bures boahtin | Bienvenue | Sur les panneaux : « Bures boahtin Sápmái » |
| Sápmi | Le pays sami | Désigne aussi le peuple |
| Sámegiella | La langue sami | |
| Boazu | Renne | Un éleveur se dit boazodoalli |
| Siida | Groupe d’éleveurs | Les familles qui partagent un troupeau |
| Lávvu | Tente traditionnelle | Lavvo en norvégien |
| Gákti | Costume traditionnel | Kofte en norvégien |
| Duodji | Artisanat | Aussi le label d’authenticité Sámi Duodji |
| Juoigat | Joiker | Le chant se dit luohti en same du Nord |
| Guovssahas | Aurore boréale | |
| Beaivi | Soleil, jour | Beaivváš, le nom du théâtre sami |
| Sámediggi | Parlement sami | Sametinget en norvégien |
Histoire du peuple sami en Norvège : les dates clés
L’histoire récente des Samis de Norvège est celle d’une assimilation forcée, puis d’une reconnaissance obtenue de haute lutte.
| Date | Événement |
|---|---|
| Années 1840 | Le mouvement de Lars Levi Læstadius gagne le Nord |
| Vers 1850-1960 | Norvégianisation : langue sami bannie de l’école, internats, droit de propriété réservé aux norvégophones |
| 1917 | Première assemblée sami à Trondheim, le 6 février |
| Années 1950 | Le joik est encore interdit dans les écoles des régions samies |
| Fin des années 1970 | Affaire d’Alta : grèves de la faim et manifestations contre un barrage |
| 1986 | Adoption du drapeau et de l’hymne samis |
| 1987-1988 | Loi sur le Parlement sami, article sur les Samis dans la Constitution |
| 1989 | Ouverture du Parlement sami à Karasjok, le 9 octobre |
| 1997 | Le roi Harald V présente ses excuses au nom de l’État |
| 2021 | Arrêt Fosen : la Cour suprême juge que deux parcs éoliens violent les droits des éleveurs |
| 2023 | Rapport de la commission Vérité et réconciliation, remis le 1er juin |
| 2024 | Le Storting exprime ses profonds regrets, le 12 novembre |
La norvégianisation (fornorskingspolitikk) a duré plus d’un siècle. Les enfants étaient envoyés dans des internats où parler sami était puni, et des familles entières ont cessé de transmettre leur langue. Le tournant vient avec l’affaire d’Alta : à la fin des années 1970, des Samis font une grève de la faim devant le Parlement à Oslo contre un barrage sur l’Altaelva. Le barrage est construit, mais le débat débouche sur la loi sur le Parlement sami de 1987 et sur un article de la Constitution qui oblige l’État à protéger la langue, la culture et le mode de vie samis.
En 2023, la commission Vérité et réconciliation, présidée par Dagfinn Høybråten, a remis son rapport sur la norvégianisation des Samis, des Kvènes et des Finnois de forêt. Le 12 novembre 2024, le Storting a exprimé ses plus profonds regrets et reconnu son rôle actif dans cette politique. Ce jour-là, un lavvu était monté devant le Parlement. Pour l’histoire plus ancienne de la Norvège, voir notre page sur les Vikings, qui commerçaient déjà avec les Samis.

Le peuple sami aujourd’hui : Parlement, Fosen et pâturages
Le Parlement sami compte 39 élus répartis en sept circonscriptions. Il gère la langue, la culture et une partie de l’éducation, et l’État doit le consulter sur tout ce qui touche les Samis. À l’élection du 8 septembre 2025, la participation a atteint 74,4 % : le parti NSR, l’Association nationale des Samis de Norvège, a obtenu 18 sièges et le parti Nordkalottfolket 15.
Le grand sujet reste la terre. En octobre 2021, la Cour suprême a jugé que les éoliennes de Storheia et Roan, sur la péninsule de Fosen près de Trondheim, violaient les droits culturels des éleveurs samis. Les éoliennes n’ont pas été démontées : des accords de médiation, signés en décembre 2023 et en mars 2024, prévoient à la place de nouveaux pâturages d’hiver pour les éleveurs. Mines, routes, lignes électriques et chalets grignotent aussi les terres de pâture, et les hivers plus doux couvrent plus souvent le lichen de glace, comme en 2024-2025. Ces débats expliquent pourquoi vos hôtes en parleront peut-être lors de votre visite.
Questions fréquentes sur le peuple sami
Qui sont les Samis ?
Les Samis sont le peuple autochtone du nord de la Scandinavie et de la péninsule de Kola. Leur territoire, le Sápmi, s’étend sur la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie. On estime qu’ils sont 80 000 à 100 000, dont environ la moitié en Norvège. Ils ont leurs propres langues, un parlement à Karasjok, un drapeau et une fête nationale le 6 février.
Quelle est l’origine du peuple sami ?
Les Samis descendent des populations qui occupaient le nord de la Fennoscandie bien avant la formation des royaumes scandinaves. Leurs langues appartiennent à la famille finno-ougrienne, comme le finnois, et non à la famille germanique comme le norvégien. Vivant de la chasse, de la pêche puis de l’élevage de rennes, ils ont peu à peu été repoussés vers le nord par la colonisation agricole.
Quelle est la religion des Samis ?
La religion traditionnelle sami était animiste et chamanique : le noaidi servait d’intermédiaire avec les esprits à l’aide d’un tambour, et l’on faisait des offrandes aux sieidi, des pierres ou des lieux sacrés. Les missions chrétiennes l’ont combattue dès le Moyen Âge, et au XIXe siècle le mouvement luthérien de Lars Levi Læstadius s’est imposé dans le Nord. Aujourd’hui, la plupart des Samis sont chrétiens, souvent luthériens.
Faut-il dire Sami, Same ou Lapon ?
Sami (ou Same, plus ancien en français) est le nom à employer, au pluriel les Samis. Le mot Lapon est un ancien nom donné de l’extérieur, que les Samis jugent péjoratif. La Laponie reste en revanche le nom courant de la région en français, surtout côté Finlande et Suède.
Combien de Samis vivent en Norvège ?
Personne ne le sait exactement : la Norvège ne tient aucun registre ethnique et l’institut statistique SSB ne publie pas de nombre de Samis. Les estimations vont d’environ 40 000 à 60 000. Le seul chiffre officiel est la liste électorale du Parlement sami, où 25 676 personnes étaient inscrites pour l’élection de 2025, sur une base volontaire.
Quand a lieu la fête nationale des Samis ?
Le 6 février, en souvenir de la première assemblée sami réunie à Trondheim le 6 février 1917. La date a été choisie en 1992 et la fête est célébrée depuis 1993. C’est aujourd’hui un jour de pavoisement officiel en Norvège : le drapeau sami flotte sur les bâtiments publics.
Peut-on visiter le Parlement sami à Karasjok ?
Oui. Le Sámediggi propose des visites guidées gratuites, sans réservation, le mardi, le mercredi et le jeudi à 13 h, hors semaines de session. Du 22 juin au 14 août, les horaires changent : vérifiez sur le site du Parlement sami avant de venir.
Où rencontrer des Samis en Norvège ?
Les deux villages de référence sont Karasjok, siège du Parlement sami, et Kautokeino, où se tient le festival de Pâques. Depuis Tromsø et Alta, des familles d’éleveurs accueillent les visiteurs dans des camps de rennes. Le Riddu Riđđu, en juillet à Manndalen, est le grand festival autochtone de la région.